Un extrait de photographies de mes randonnées avec les clubs de L'Isle Jourdain, Brax Montagne et Léguevin Randos, et quelques unes de la famille ou des amis.
Cette dernière opération, dont Molière s'est tant amusé, prendra une importance considérable dans la vie des gens aux XVIIe et XVIIIe siècles. Comme elle est fort délicate, surtout avec les dames, des brochures expliquent aux apothicaires novices comment ils doivent s'y prendre : <br />
"Le malade doit quitter tout voile importun; il s'inclinera sur le côté droit, fléchira la jambe en avant et présentera tout ce qu'on lui demande, sans honte ni fausse pudeur. De son côté, l'opérateur, habile tacticien, n'attaquera pas la place comme s'il voulait la prendre d'assaut, mais comme un tirailleur adroit qui s'avance sans bruit, écarte ou abaisse les broussailles ou les herbes importunes, s'arrête, cherche des yeux, et qui, lorsqu'il a aperçu l'ennemi, ajuste et tire : ainsi l'opérateur usera d'adresse, de circonspection, et n'exécutera aucun mouvement avant d'avoir trouvé le point de mire. <br />
C'est alors que, posant révérencieusement un genou en terre, il amènera l'instrument de la main gauche, sans précipitation ni brusquerie, et que, de la main droite, il abaissera "amoroso" la pompe foulante, et poussera avec discrétion et sans saccades, "pianissimo".<br />
Tout cela n'est-il pas dit de façon exquise ?