La balade des gens pressés par Catherine
Nous étions 19 à transpirer abondamment sur les collines gersoises des alentours de Ségoufielle. Tant et si bien que, très vite, 18 ressemblaient aux pimpants coquelicots des talus. Pourquoi 18 ? Parce que notre « dominicaine Rafaela n’adopte pas la même couleur dans une telle circonstance !
Il est doux le paysage du Gers, mais pas spécialement tendres ses petites grimpettes !
Et puis on fait fausse route, mais on ne se laisse pas décourager. De temps à autre l’ombre bénéfique de quelques arbres miséricordieux nous restaure et une petite bise nous empêche de tirer une langue comme ça ! Dans une ferme on nous offre même de l’eau fraîche !
Catherine est pressée comme d’habitudes .. Elle doit aller chercher son étrangère roulante (Bora) chez le mécano. Maurice lui indique le chemin plus court pour arriver au village. Mais Anne Marie, brave fille, ne veut pas laisser sa voisine seule et se sacrifie pour l’accompagner.
Hélène, elle, ne se sacrifie pas, mais elle leur emboîte le pas, car elle commence à en avoir plein les hanches !
Trois autres les suivent 100 m. derrière : Marlène et ses pieds douloureux, ainsi que Maryse et Jeannette ( ?). Les trois de tête mènent un train d’enfer et atteignent la départementale. On voit le clocher de Ségoufielle de l’autre côté loin vers la droite, mais Anne Marie, mère prudence, veut éviter la circulation et, avec autorité convainc les deux « moutonnes » à la suivre.
On retombe sur la départementale et on découvre que, en face, il n’y a que des « culs de sacs ».
On se tape stoïquement les gaz d’échappement sur un parcours deux à trois fois plus long , refusant catégoriquement d’aller vers la gauche (dir. L’Isle) comme la mère générale voudrait, et d’autant plus que Hélène ne fait que crier « clocher au fond à droite ! »
On est encore dans les temps pour la voiture quand on arrive au parking où Marlène est déjà commodément installée sur un banc. Sans états d’âme elle avait pris le bon et plus court chemin. Les deux autres sont déjà parties !
Nous partons enfin et voilà que , 200 m. plus loin, nous croisons le groupe. Honte sur nous ! Tant pis !
La « chauffeur » va pour tourner à gauche vers Mérenvielle, quand Hélène la fait sursauter : « Où vas-tu ? Tourne à droite ! « Ah, non ! » « Ah, si ! Pour aller chez moi au Gril , il vaut mieux passer par Puyjaudran ». « Tu n’étais pas venue en voiture ? » « Je suis venue avec une copine »
Catherine imagine les commentaires furieux de son mari à propos du retard. Re-tant pis !
On descend vers le Gril et, soudainement : « Mais je suis folle !! J’ai la voiture sur la place du village (sic !). La copine est venue avec moi . Mais, au fond, c’est pareil. On arrivera au même endroit ! »
Mais bien sûr. Après tout, on aurait pu passer par Paris !!
Par la nationale, pour aller plus vite, nous arrivons au parking du stade , en priant St Christophe que le groupe ne soit pas là pour rire à nos frais.
Il n’est pas là. Anne Marie récupère sa voiture et Hélène aussi descend. « Mais où vas-tu ? Je t’emmène à la place du village » « Et bien, c’est ici ! »
Là, on est sûr que quelque chose ne va pas pour de bon chez cette brave Hélène ! Mais vite, vite, vite à la maison !
Stooop ! Le téléphone sonne : Ne te presse pas, la voiture n’est pas prête !! »
Une vraie balade destressante
A la prochaine !! !!!!
et tu ne parles pas de ton grapillage, je t'ais vu !!!!!